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"Mobilisations collectives entre enjeux locaux et (inter)nationaux", à Tours le 15 novembre 2012

Sous l’égide de Pascal Ricaud, maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication et éminent spécialiste de la web radio notamment, l’équipe COST (Construction Politique et Sociale des Territoires) de l’Université François Rabelais de Tours organise un séminaire sur le thème "Globalisation - communalisation". La première journée a lieu ce jeudi 15 novembre 2012 autour de la question : "Mobilisations collectives entre enjeux locaux et (inter)nationaux".

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Journée d’études de l’équipe CoST (UMR 7324 CITERES CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés)

Globalisation-Communalisation

Mobilisations collectives entre enjeux locaux et (inter)nationaux

Jeudi 15 novembre 2012 à 9h30
A Tours, site des Tanneurs, Salle 310

L’altération ou la remise en question d’espaces quotidiennement vécus par une reconfiguration sociale, politique ou une catastrophe naturelle peuvent devenir prétextes à des mobilisations plus globales. Cette journée souhaite explorer les enjeux mémoriels et affectifs, parfois intimes, qui conduisent au mouvement collectif en tant que processus porteur d’une intersubjectivité. Les interventions de cette première journée d’études permettront d’aborder la tension entre local et global, à travers divers sujets comme le rapport à l’environnement, à l’économie, à travers le filtre de l’habiter tel qu’il se décline dans un processus de globalisation des logiques d’acteurs et enjeux autrefois cantonnés à des espaces locaux et nationaux.

PROGRAMME DU 15 NOVEMBRE 2012

9h30 : Accueil et présentation de la journée (Pascal Ricaud et Véronique Dassié)

9h45-10h45 : Ghali BENIZA-SARI (Doctorant en Anthropologie, EHESS, Paris), « De l’Église au coeur des mobilisations politiques : l’exemple du diocèse de Nova Iguaçu »

11h00-12h00 : Héloïse NEZ (MCF en Sociologie, Université François Rabelais, COST, Tours), « Entre globalisation et territorialisation de l’action collective : le mouvement des Indignés à Madrid »

13h45-14h45 : Chantal ASPE (MCF en Sociologie, Université Aix-Marseille, UMR EPED) et Marie JACQUE (MCF en Sociologie, Université Aix-Marseille, UMR EPED) : « Le « singulier/pluriel ». La reconnaissance de l’individualité comme moteur du mouvement social environnemental »

15h00-16h00 : Véronique DASSIE (Post doctorante en Anthropologie, COST, Tours), « De l’émotion à la mobilisation ? La restauration du parc du château de Versailles après la tempête de 1999 »

16h30 : Conclusion

Présentation du séminaire

Séminaires et journées d’études COST 2012‐2013

F. Clavairolle, V. Dassié, P. Ricaud

AXE Communalisation‐Globalisation

L’axe de recherche Communalisation‐Globalisation au sein de l’UMR CITERES, se propose d’interroger les processus redéfinissant les ancrages sociaux dans leur articulation avec le global et le local. Il cherche avant tout à analyser et mieux comprendre les tensions entre globalisation et ancrage, individuation et processus contemporains de communalisation.

Le groupe de chercheurs envisage cette démarche en focalisant son attention sur des situations où le territoire intervient au plus comme un enjeu, au moins comme le lieu où se recomposent les communautés contemporaines (migrations, ruralités contemporaines, patrimonialisation et mémorialisation).

Dans cette perspective, les séminaires ont été consacrés plus particulièrement ces deux dernières années aux processus de communalisation en tant que tel, à travers des situations qui révèlent comment naissent de nouvelles communautés autour d’enjeux fédérateurs qui prennent des formes très diverses (liés aux migrations, aux patrimoines, à des pratiques culturelles ou religieuses, à des projets politiques et économiques …)

Nous avons abordé ces processus de communalisation sous deux angles : le premier réfère aux éléments matériels de la communalisation (lieux et pratiques) et concerne l’inscription territoriale des appartenances collectives. Le second renvoie à des éléments plus immatériels de communalisation (représentations, réseaux) et concerne donc des processus sociaux.

Les séances de cette année proposent d’aborder différentes formes collectives d’engagement sous l’angle de la globalisation, qu’elles soient initialement structurées (mouvements sociaux) ou consécutives à des initiatives individuelles. Lors des journées d’étude et du séminaire 2012‐2013, il s’agit de questionner des situations dans lesquelles un événement localisé prend une ampleur transcendant plus ou moins largement les frontières étatiques. Comme par le passé, les cas étudiés concerneront des situations très diverses, afin d’éclairer selon divers angles disciplinaires et théoriques des processus d’amplification de la portée sociale d’une pratique. Par là‐même, l’idée est d’interroger l’articulation entre l’engagement individuel, communautaire, et la mobilisation collective sur une plus grande échelle.

Orientations pour les deux journées d’études

Dans cette optique, deux grands axes complémentaires pourront être privilégiés, donnant lieu chacun à une journée d’études : celui du quotidien et celui de l’événementiel.

‐ Dans le premier cas, nous nous intéresserons aux mobilisations collectives en rapport avec une territorialité donnée, renvoyant à un espace quotidiennement vécu, finalement altéré ou remis en question par une reconfiguration sociale, politique, plus globale. Sous‐tendus notamment par des enjeux mémoriels et affectifs (résistances, reconfigurations …), ces mouvements collectifs sont porteurs d’une intersubjectivité (individus partageant de mêmes sentiments d’appartenance, de mêmes représentations …). Ils font l’objet notamment de recherches multisituées ou de regards croisés permettant de mieux éclairer les enjeux et logiques d’acteurs en cours. Les interventions dans le cadre de cette première journée d’études pourront également aborder cette tension entre local et global, à travers divers sujets comme le rapport à l’habiter, au patrimoine ou à la nature ... A l’occasion de cette première journée, nous explorerons les tensions entre globalisation/ déterritorialisation (nouvelles mobilités, dématérialisation ou internationalisation des flux et des biens …) et ancrages/ (re)territorialisations (liés à une identité, une culture, des pratiques professionnelles spécifiques).

‐ Dans le second cas, nous envisagerons plutôt les circonstances dans lesquelles un événement, qui impacte un territoire plus ou moins restreint, prend soudain une ampleur internationale (catastrophes naturelles, révolution politique, crise économique …). Nous observerons comment des mobilisations collectives (mouvements associatifs, politiques, identitaires) se disséminent, font écho ou influencent d’autres états et continents (mimétisme, enjeux convergents …). C’est donc soit la résonance lointaine, soit l’influence de ce qui se produit ailleurs qui sert ici de révélateur de l’articulation du local et du global. Evidemment le rôle joué par les moyens de communication contemporains (réseaux sociaux, médias on‐line communautaires, téléphones mobiles …) sera au coeur de certaines interventions. L’actualité notamment dans plusieurs pays du Maghreb et de la Péninsule Arabique (qualifié de «  Printemps Arabe ») nous donne à observer l’extraordinaire apport des réseaux sociaux, de la blogosphère … à l’expression de mouvements sociaux et politiques, à la diffusion d’informations et à la mobilisation collective autour de revendications et aspirations démocratiques, culturelles et sociales. Le rôle des TIC dans le processus de globalisation sera donc également considéré.

Dans les deux perspectives proposées, c’est bien le noeud de l’articulation globalisation-communalisation qui sera au coeur de la réflexion de nos journées d’études.

Objectifs et pistes pour le séminaire « méthodologie »

Un séminaire axé sur les questions méthodologiques sera également programmé. La participation des doctorants sera d’autant plus privilégiée dans ce cadre que c’est l’occasion pour eux d’éprouver leurs choix, les soumettre à la discussion et à l’expertise de chercheurs, ayant une expérience et une maîtrise plus importante des outils méthodologiques et des objets de recherche mobilisés. Le choix des communications devra s’inscrire autant que possible dans la thématique retenue pour ce séminaire 2012‐2013 et décrit plus haut. Ainsi nous pourrions notamment nous intéresser aux approches multi‐situées, assez fréquentes dans le cadre des recherches menées au sein de GlobCom, notamment en lien avec des phénomènes de déterritorialisation/ reterritorialisation (flux migratoires, globalisation/relocalisation de flux marchands …). La question de l’empathie à l’égard des communautés, groupes sociaux étudiés, pourra difficilement être évacuée également. Elle est en même temps une nécessité et une difficulté pour le chercheur, simultanément confronté à des stratégies de contournement, à des situations d’immersion posant la question centrale de la nécessaire distanciation et des limites de notre engagement, sans oublier de manière plus prosaïque l’inévitable mise en place de tactiques parfois pour convaincre, mettre en confiance ceux qui sont l’objet ou en rapport avec l’objet de nos recherches. Enfin, sans vouloir clore la liste des sujets pouvant être abordés, la question de l’usage des TIC comme outil d’observation méthodologique, vu l’importance de celles‐ci aujourd’hui dans l’expression et le développement des mobilisations collectives, représente un autre aspect intéressant. Une des problématiques inhérentes aux TIC est la difficulté que nous pouvons avoir parfois à distinguer l’objet de recherche de l’outil d’observation et d’analyse …|


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