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En Afrique, des médias alternatifs porteurs du débat démocratique
Dans la plupart des pays d’Afrique, l’ analphabétisme est important. Malgré la croissance de la téléphonie et de l’internet avec l’essor des cybercafés dans les villes, malgré la diversité de la presse écrite dans des pays comme le Sénégal ou l’Algérie, la radio reste un média à la portée d’une majorité de la population. Elle peut être l’instrument d’un débat citoyen et le vecteur de fortes actions éducatives et sanitaires.
La première conférence arabo-africaine des radios communautaires à Rabat en 2007 a permis aux radios associatives du continent, entourées par des représentants des autres radios libres du monde, de refonder leur travail collectif au sein de l’AMARC (Alliance mondiale des artisans des radios communautaires).
Kofi Larweh dit combien la parole des pêcheurs, des agriculteurs ghanéens, hommes et femmes du peuple que sa radio (radio Ada) interroge au quotidien est compétente, porteuse des germes de l’avenir du pays. Georgette Naze, du Burkina, dit l’importance des femmes dans le développement de sa région, très pauvre, enclavée dans le Sahel.
Dans les pays du Maghreb, malgré de timides avancées au Maroc et en Mauritanie, le monopole d’ Etat sur les médias audiovisuels reste pesant. Des sites web multimédias, des web- radios comme ceux de « Femmes et communication » en Algérie ou de Tanmia au Maroc portent l’espoir d’une libération du débat démocratique.
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[1] à propos du Rwanda, signalons l’ouvrage, consultable en ligne, sous la direction d’Allan Thompson, THE MEDIA AND THE RWANDA GENOCIDE Pluto Press/Fountain Publishers/CRDI 2007
