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Syndicats ouvriers, partis de gauche, enseignants, étudiants, gens de culture, le peuple de Lyon était dans la rue

1er mai : un printemps unitaire

La fête du travail et des travailleurs le 1er mai est symbolique de toutes les luttes sociales, de toutes les avancées et progrès sociaux qui ont fait de notre pays et du monde un environnement plus humain qu’il ne l’était auparavant.

Traditionnellement salué par l’éclosion du printemps, le 1er mai résonne de tous nos acquis sociaux - congés payés, sécurité sociale, temps de travail... et de dates fondatrices, celles des victoires des luttes populaires sur les intérêts financiers : 1936, 1945, 1968...

Le 1er mai, c’est aussi le symbole de la présence unie du peuple face aux tentations antidémocratiques qui ébranlent parfois notre pays : hier, 1er mai 2009, la manifestation semblait faire écho, en terme de mobilisation, à celle de 2002, lorsqu’entre les deux tours de l’élection présidentielle, la France entière s’était levée contre le Front National.

Cette année, pour la première fois depuis bien longtemps, les syndicat avaient fait l’unité dans les rues de France. Tous unis à l’heure où, dans un contexte de crise internationale et de licenciements massifs et alors que la solidarité devrait primer pour y faire face, nos gouvernants souhaitent revenir sur nombre d’acquis sociaux, mettre à mal nos modèles démocratiques d’éducation publique, de santé, d’asile, nos solidarités et nos libertés individuelles.

La mobilisation d’hier a été celle de la convergence de toutes les luttes sociales qui se multiplient aujourd’hui en France comme le rappelle Patrice Berger dans son article paru sur le site de Radio Pluriel.

Pour se remettre dans l’ambiance, quelques sons de la manifestation lyonnaise, mis en musique :

MP3 - 4.7 Mo

suite : lire l’article de Patrice Berger

TB

Belle manifestation unie : le printemps de mai à Lyon

par Patrice Berger (Radio Pluriel - Lyon, 91.5FM)

La tradition du 1er mai est ancienne, la fête des travailleurs est célébrée dans le monde entier, c’est d’autant plus important dans les temps difficiles que connaît le monde.

"La crise c’est eux, ce n’est pas à nous de la payer"

Depuis la manifestation antifasciste du 1er mai 2002, on n’avait pas vu l’unité des syndicats ouvriers et de toutes les forces populaires dans les défilés du 1er mai. Sous cette banderole qui rappelle la crise du capitalisme et l’analyse largement partagée des causes de cette crise, on retrouvait à Lyon comme partout en France une large unité populaire.

La tête de manifestation rassemblait des représentants de l’ensemble des syndicats qui appelaient à manifester : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA.

Plusieurs thèmes dominaient les cortèges :

- celui du chômage et de l’emploi

- celui de la santé publique, alors que se discute au Parlement la loi Bachelot

- celui de l’enseignement et de la recherche

- celui de la solidarité avec les sans papiers

Le cortège, très nombreux, de la CGT était en tête, suivi de celui de la CFDT puis de celui de FO, qui appelait à la grève générale. L’ UNSA, la CFTC, Solidaires avec les syndicats SUD mais aussi la JOC, l’ UNEF, la Ligue de Droits de l’ Homme, le Mouvement LGBT.

Les partis de gauche étaient là, le PS, avec un cortège bien fourni, mais aussi les partis réunis dans le Front de gauche, PCF, parti de gauche et gauche unitaire, Les Verts, et aussi l’extrême gauche, NPA, LO et les anarchistes.

A l’arrivée Place Bellecour, sous un beau soleil, les groupes qui avaient accompagné les cortèges ont conclu en musique :

Les Zurbamateurs

et Calle Alegria, groupe détonant que nous avions reçu il y a quelques mois dans Buzzique sur Radio Pluriel.

Patrice Berger (Radio Pluriel)

Retrouvez cet article sur le site de Radio Pluriel


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